mercredi 6 mai 2009

C'est à cause du chat

Ce matin, j'étais en retard, comme tous les matins de tous les jours de toutes les semaines. Comme d'habitude, je tentais de mettre du mascara en prenant un rond-point (pas si facile), du déodorant au premier feu rouge et d'étaler mon fond de teint en tenant le volant avec mes genoux. Normalement, tout se passe plus ou moins bien. Mais ce matin, je crois que les éléments étaient contre moi.

J'étais tranquillement en train d'effectuer mon petit rituel maquillage dans ma voiture lorsque j'aperçois un guignol tout de bleu vêtu sur sa moto qui me fait des appels de phares. Encore un demeuré, c'est ce que je me suis dit jusqu'à qu'il sorte une petite sirène bleue et qu'elle commence à faire ttuuut tuuuut. Je me suis cru dans le remake de "La grande évasion". Mais qu'est-ce que j'ai fait, pourquoi il m'arrête ce policier ? La première phrase qu'il m'a dite fut "Mademoiselle, vous savez que c'est interdit de conduire avec les genoux ?" et ensuite "Je vais vous demander de me suivre". Résultat, je me suis retrouvée au poste de police. Et ce n'est pas encore le pire. Le pire c'est que j'avais un oeil maquillé et pas l'autre, du fond de teint sur la joue droite et un bout du nez, du rouge à lèvre sur la lèvre du haut uniquement et comme si ça ne suffisait pas, j'avais encore mon bas de pyjama. Pour des raisons de sécurité, je ne m'habille que quand je suis arrivée sur le parking du travail. (Je n'ai pas encore réussi à presser sur l'accélérateur en changeant de pantalon, malgré de nombreux infructueux essais).

Après de grandes remontrances du capitaine, des "je vous promets c'était la seule fois de ma vie que je faisais ça, jamais plus on ne m'y reprendra" de ma part, j'ai pu repartir libre mais plus légère de 200 euros. Quant à mon patron, je lui ai dit que l'automobiliste devant moi avant écrasé un chat et donc j'avais été coincée derrière lui jusqu'à l'arrivée de la police. Ralala, ces animaux qui traversent sans regarder..

vendredi 1 mai 2009

Le pari

Bon. Personne ne m'a jeté de pierre, on ne m'a pas regardé comme si j'avais des chaussures dépareillées, et aucun oiseau ne m'a fait dessus. Je prends ça comme un signe : je ne ressemble pas à Britney le jour où elle s'est rasée la tête. D'autant plus que j'ai passé mon après-midi à tenter toute sorte de coiffure pour arranger au mieux, ou plutôt au moins pire, le petit épouvantail qui est sur ma tête. Avec un serre-tête et les cheveux en arrière, ça en deviendrait presque sexy. (Note : à essayer lundi pour aller au boulot. Passer devant Mister Miam pour voir l'effet produit sur la bête).

En attendant demain, faut que je me dépêche parce que dans environ 2 minutes, il y a Samantha qui vient me chercher pour aller voir une exposition de peintres inconnus du 18ème siècle. Le truc chiant à mourir, mais j'ai perdu mon pari donc je suis obligée de l'accompagner. Quelle idée d'ailleurs d'avoir fait ce pari à la con un soir où je n'avais apparemment plus tout à fait mon discernement (elle en a profité la vilaine, je le sens). Ca s'est passé il y a environ un mois. Nous étions tranquillement assises à siroter un (plusieurs en fait) verre sur une terrasse et d'observer les beaux mâles qui passaient par là. Alors que nous en étions à notre Xème verre (les souvenirs sont confus), Sam a une idée géniale (ce sont ses termes). Et si on allait brancher ces mecs à la table d'à côté.

Environ deux heures plus tard et quelques bouteilles finies, je ne ressemblais plus à grande chose. Je rigolais bêtement à tout ce qu'on me disait et je voyais légeremment trouble. Pourtant, j'ai bien distingué Sam, qui apparemment n'était pas dans un meilleur état que moi, en train de danser sur une autre table, le serveur à ses pieds en train de lui demander "Mademoiselle veuillez descendre s'il-vous-plaît". Samantha redescendue sur terre, elle revient vers moi pour me proposer d'aller manger des sushis (quelle idée). Bon d'accord. Nous quittons nos garçons fraîchement rencontrés, les remercions pour ces quelques verres et tentons de nous en aller en marchant le plus droit possible. C'est alors que LE pari fut formulé. "C'est celle qui mangera le plus de sushi sans vomir qui gagne". Idée à la con qui est venue directement de la bouche de Samantha. Je ne me souviens pas d'avoir dit "oui", mais apparemment je l'ai dit car trente minutes plus tard, une vingtaine de sushis étaient sous mon nez. Comme on peut s'en douter, j'ai perdu car sushi + champagne ne font pas bon ménage, du moins pas dans mon estomac. Sam a donc gagné ce bien misérable pari (j'ai l'impression d'avoir été abusée), et c'est pourquoi je me retrouve à me taper une expo aussi passionnante un vendredi soir. Vive l'amitié.

jeudi 30 avril 2009

Histoire de cheveux

Mon Dieu mon dieu mon dieu mon dieu c'est pas possible c'est pas possible c'est pas possible.

Ca fait environ trois heures que je suis devant mon miroir à me regarder, à regarder l'immense désastre qui est en fait ma chevelure, ou ce qu'il en reste. La bonne idée que j'ai eue, avant hier, quand j'ai décidé d'aller me faire faire la coupe de Victoria Beckham. Le carré dégradé, avec un côté plus long que l'autre. Apparemment, ma coiffeuse ne connaît pas, ou alors elle ne sait pas couper les cheveux. Après deux heures passées sur le siège de la mort, je suis ressortie à moitié chauve (bon d'accord j'exagère) et surtout pauvre (150 euros la coupe, youhou. Et sans le shampooing ; j'étais arrivée les cheveux mouillés, histoire d'économiser pour pouvoir me payer à manger pour le soir). Vu l'état de mes cheveux après la coupe, j'ai renoncé au brushing et me suis enfuie me réfugier chez moi pour pleurer. Donc voici ma seule occupation depuis trois heures : je me lamente devant mon miroir à tenter de trouver une solution.

Après avoir passé au crible toutes les tentatives d'en finir avec cette cruelle vie remplie de coiffeuses toutes plus vicieuses les unes que les autres (au choix : me noyer dans ma baignoire, ça me fout les jetons, m'ouvrir les veines je peux pas je panique à la vue du sang, quant aux seuls médicaments qu'il me reste, ce sont mes pillules contraceptives dont je doute qu'elles me conduisent à la mort, même si j'avale les 28 d'un coup), un souffle nouveau s'est posé sur moi et j'ai décidé de me reprendre en main. Si je mets une pince de ce côté et que je fais une raie comme ça, ça donne encore pas trop moche. C'est pas joli, mais c'est pas moche non plus. Au pire, j'essaie. Si on me lance des pierres dans la rue, j'essaierai une autre technique.

mardi 28 avril 2009

C'est moi !

Mais qui suis-je ?
En bref, je m'appelle Ally, j'ai 26 ans (malgré de nombreuses fausses rumeurs, c'est la vérité) et je suis chroniqueuse pour plusieurs magazines féminins. J'habite à Manhattan mais je viens de Suisse, ce très joli petit pays où tout le monde est riche. Je suis partie aux Etats-Unis pour travailler car j'avais envie de voir autre chose. Samantha, ma meilleure amie depuis toujours, est venue me rejoindre et s'installer ici quelques temps après mon départ. Depuis, je profite de la vie en dépensant tout mon salaire en chaussures et en sacs.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à la lecture de mes péripéties. HAVE FUN ! (promis je parlerai pas en anglais).