Ce matin, j'étais en retard, comme tous les matins de tous les jours de toutes les semaines. Comme d'habitude, je tentais de mettre du mascara en prenant un rond-point (pas si facile), du déodorant au premier feu rouge et d'étaler mon fond de teint en tenant le volant avec mes genoux. Normalement, tout se passe plus ou moins bien. Mais ce matin, je crois que les éléments étaient contre moi.
J'étais tranquillement en train d'effectuer mon petit rituel maquillage dans ma voiture lorsque j'aperçois un guignol tout de bleu vêtu sur sa moto qui me fait des appels de phares. Encore un demeuré, c'est ce que je me suis dit jusqu'à qu'il sorte une petite sirène bleue et qu'elle commence à faire ttuuut tuuuut. Je me suis cru dans le remake de "La grande évasion". Mais qu'est-ce que j'ai fait, pourquoi il m'arrête ce policier ? La première phrase qu'il m'a dite fut "Mademoiselle, vous savez que c'est interdit de conduire avec les genoux ?" et ensuite "Je vais vous demander de me suivre". Résultat, je me suis retrouvée au poste de police. Et ce n'est pas encore le pire. Le pire c'est que j'avais un oeil maquillé et pas l'autre, du fond de teint sur la joue droite et un bout du nez, du rouge à lèvre sur la lèvre du haut uniquement et comme si ça ne suffisait pas, j'avais encore mon bas de pyjama. Pour des raisons de sécurité, je ne m'habille que quand je suis arrivée sur le parking du travail. (Je n'ai pas encore réussi à presser sur l'accélérateur en changeant de pantalon, malgré de nombreux infructueux essais).
Après de grandes remontrances du capitaine, des "je vous promets c'était la seule fois de ma vie que je faisais ça, jamais plus on ne m'y reprendra" de ma part, j'ai pu repartir libre mais plus légère de 200 euros. Quant à mon patron, je lui ai dit que l'automobiliste devant moi avant écrasé un chat et donc j'avais été coincée derrière lui jusqu'à l'arrivée de la police. Ralala, ces animaux qui traversent sans regarder..